Issalane
Semaines sahariennes à Gérardmer (Vosges)
Du 17 au 30 novembre, Jean-Pierre Valentin, vice président d'ICRA et spécialiste du monde saharien, proposera diverses animations (expositions, projections/débats, etc.) notamment sur la vie des caravaniers du désert, à la MCL de Gérardmer.[18 Novembre 2008]
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ATNMC:Rupture des concertations entre Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement et les Autorités centrales maliennes
par JA08, le 19 Novembre 2008 à 12:53
Alliance Touareg Nord mali pour le Changement ( ATNMC) -Communiqué du 18 novembre 2008
"Nous, Alliance Touareg Nord mali pour le Changement, démentons les informations données par RFI et l'AFP les 15 et 17 novembre selon lesquelles « il y aurait une réunion à Kidal entre gouvernement et rebelles touareg ».Il s'agit en fait d'une rencontre entre les autorités locales de Kidal (quelques élus locaux) et des émissaires venus de Bamako. Aucun responsable politique ni militaire de l'Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement n'a participé à cette rencontre ni de près ni de loin. Il s'agit d'une désinformation gratuite pour divertir l'opinion nationale et la communauté internationale.
Depuis plusieurs mois, les autorités centrales maliennes rejettent toute tentative de dialogue constructif avec les responsables de l'Alliance Touareg, rejet qui n'est que synonyme d'une invitation à l'usage de la force.
Des milliers des soldats sont arrivés cette semaine en renfort dans les régions Nord et des patrouilles sillonnent certaines extrémités sensibles de la Région du Nord. Cette démarche provocatrice des autorités centrales maliennes pourrait avoir des répercussions graves dans les prochains jours sur le terrain.
Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement accompagnera les autorités centrales dans cette initiative.
Sans un meilleur sentiment de justice, sans une vraie démarche des autorités centrales maliennes pour reprendre le dialogue, faciliter une médiation politique pour parvenir à la stabilité, et sans une implication de la classe politique malienne, des milliers des Touareg seront condamnés à vivre une arme à portée de la main. "
Hama Ag Sid'Ahmed, Porte parole, Chargé des relations extérieures de l'Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement ( ATNMCUranium, vers une nouvelle malédiction ?
par JA08, le 19 Novembre 2008 à 12:24
Les réserves d'uranium d'Afrique subsaharienne se retrouvent aujourd'hui au centre du phénomène de ''renaissance nucléaire'' et d'une spirale des prix qui a vu croître le coût de la livre d'oxyde d'uranium de près de 1000% durant ces sept dernières années.
© DRJean-Christophe Servant
CETRI - Centre Tricontinental (Belgique)
Le 03-10-2008 (Publié sur internet le 18-11-2008)
La récente ruée sur l'uranium subsaharien bouleverse les monopoles de jadis. Des sociétés canadiennes, américaines, chinoises, sud africaines, indiennes remettent en cause la répartition des gisements nigériens.Majoritairement concentrées au Niger (lire Bataille pour l'uranium au Niger, d'Anna Bednik, Le Monde Diplomatique, juin 2008) et en Namibie, respectivement troisième et sixième producteurs mondiaux, les réserves d'uranium d'Afrique subsaharienne se retrouvent aujourd'hui au centre du phénomène de renaissance nucléaire et d'une spirale des prix qui a vu croître le coût de la livre d'oxyde d'uranium de près de 1000% durant ces sept dernières années (elle s'achète actuellement autour de 82 dollars la tonne contre un pic de 136 dollars l'année dernière).
Cette ruée sur l'uranium subsaharien (New Uranium Mining Projects) bouleverse les monopoles de jadis. La française Areva, dont les filiales Cominak et Somaïr gardaient depuis les années 1970 la mainmise sur les gisements nigériens, a vu débouler depuis 2007 sur ses plate-bande sahéliennes des sociétés canadiennes, américaines, chinoises, sud africaines, indiennes, auxquelles Niamey a octroyé plus de cent permis d'exploration.
Si l'on est encore loin d'une guerre de l'uranium, la demande croissante en combustible non fossile pour les 25 prochaines années pourrait bien voir s'intensifier les tensions entre l'Etat central et les populations autochtones, voire entre entreprises transnationales, autour de ces ressources. En somme, déboucher, à l'instar de la guerre de basse intensité livrée autour du brut du Delta du Niger, sur une potentielle nigérianisation des zones uranifères. On peut difficilement citer un exemple ou la présence de ressources en Afrique n'a pas été une malédiction totale, note Daniel Volman, directeur de l'African Security Research Project à Washington, dans l'article, remarquablement équilibré, publié en 2007 par le bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l'Onu (Niger : l'uranium - bénédiction ou malédiction ?). Je m'attends à ce que le Niger reproduise le même type de cycle constaté dans d'autres pays, car il est déjà en train de suivre la même trajectoire, précise ce chercheur américain.
Une première étape a déjà été franchie : en renégociant l'année dernière le prix de l'uranium et en augmentant son taux de redevance au kilo, l'Etat nigérien est devenu moins dépendant des impôts. Il a donc moins besoin du soutien des populations rurales. Et moins besoin d'être attentif aux demandes des populations du Nord Niger. Ce qui n'a fait que gonfler les rangs des sympathisants du Mouvement Nigérien pour la Justice ( MJN) - aux prises avec l'armée sur fond de répartition plus équitable des revenus générés par l'exploitation de l'uranium - et durcir la répression contre tous ceux, journalistes et militants des droits humains en premier lieu, suspectés de sympathies avec le MJN. Le journaliste Moussa Kaka, correspondant de Radio France Internationale, en paie le prix en prison depuis un an ce vendredi 19 septembre.
Une seconde étape est en train d'être franchie : la militarisation accrue d'un pays parmi les plus pauvres du monde, et la sanctuarisation de ses coffre-forts minéraux, avec le risque que ses problèmes ne soient uniquement résolus par la manière forte. Dotées d'un nouvel armement chinois, les forces militaires de Niamey sont par ailleurs couvées par les Etats-Unis qui assurent l'entrainement militaire de leurs officiers.
Face à cette vision pessimiste, certains pourront rétorquer que la nouvelle course vers l'uranium nigérien a réveillé le ressentiment de la population touarègue à l'égard du pouvoir central et, plus globalement, des opérateurs étrangers impliqués dans la zone de conflit. En somme, que la crise vécue par Niamey dans son pourtour saharien est bien spécifique. A entendre le mécontentement grandissant des ONG namibiennes impliquées dans la protection de l'environnement, face au grand jeu international auxquelles se livrent actuellement une quarantaine d'entreprises extractives (dont Areva) dans le désert de Namibie, on peut commencer à en douter (Lire Increased Nuclear Energy Demand Boosts Namibia).
Lorsque le défunt militant nigérian Ken Saro Wiwa s'attaqua au début des années 1990 à Shell, qui exploitait le territoire ogoni au cœur du Delta du Niger, sa lutte était pacifique. Et pour des raisons majoritairement liées à la détérioration de l'environnement. On connaît la suite...
Jean-Christophe Servant pour CETRI - Centre Tricontinental (Belgique)Des vautours en Argentine...
par JA08, le 18 Novembre 2008 à 22:29
Et au Niger !?
Le collectif « D’un plateau à l’autre » soutient la lutte des populations de la province de Jujuy, au nord de l’Argentine, et notamment des Indiens quechuas et aimaras, contre un projet de mine d’uranium à ciel ouvert à Tilcara. S’il est confirmé, ce projet « entraînera à coup sûr des désastres écologiques, sociaux et culturels irréversibles », s’inquiète le collectif. L’exemple des populations du Nord Niger, « sacrifiées sur l’autel du profit par le groupe français Areva » depuis quarante ans pour les mêmes raisons, n’encourage pas à l’optimisme. Ce collectif appelle les citoyens à écrire à Cristina Kirchner, présidente de l’Argentine, pour dénoncer ce projet de mine d’uranium à ciel ouvert. L’ensemble des lettres sera remis à l’ambassade d’Argentine par une délégation.
Source: PolitisNiger Touaregs : Areva Niger la Solution finale
par JA08, le 18 Novembre 2008 à 22:21L’armée Nigérienne avec le soutien affirmé d’Areva massacre impunément les civils Touaregs dans le nord du Niger.
La France est on le sait un Pays de Droit, Une République de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, mais face à son indifférence quant à la situation des Touaregs du Niger, et aussi son "silence assourdissant" face à des propos venus d’un lointain passé, tenus par de hauts responsables de la multinationale, on est en droit de se poser deux questions :
1) la France est-elle prête à sacrifier autant de civils Touaregs qu’il le faut pour obtenir le droit d’exploiter le gisement d’Imoraren (nord Niger)?2) pourquoi le sort des Touaregs indiffère-t-il les Français?
Lire la suiteNiger : le MNJ affirme avoir infligé de « nombreuses pertes » à l’armée, les autorités nigériennes démentent toute attaque rebelle
par JA08, le 18 Novembre 2008 à 22:07Les rebelles touaregs du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) ont annoncé dimanche sur leur site internet avoir lancé, le 12 novembre, une offensive contre l'armée régulière autour de la localité d'Elmiki dans le nord. Ils signalent de nombreuses pertes dans les rangs de l'armée régulière. Les autorités nigériennes, quant à elles, ont nié ce mardi qu'il y a eu des combats. Selon les rebelles les affrontements ont cessé dimanche mais risquent de reprendre.mardi 18 novembre 2008, par Stéphane Ballong
Trente véhicules, des obus et des roquettes RPG. Ce sont les munitions que le mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) affirme avoir utilisé pendant l'offensive qu'il a menée contre les forces gouvernementales entre les 12 et 16 novembre. L'information a été publiée sur le site internet du groupe armé. Selon les rebelles, leur attaque serait la réponse à de récentes « exactions commises par l'armée nigérienne sur les populations civiles, dans les environs de Elmiki » et à la volonté des autorités du pays « d'établir une importante base » à Elmiki. Le MNJ indique avoir infligé de très « nombreuses pertes » à l'armée régulière. Selon Ahmed Akoli, responsable politique de la cellule Europe du MNJ, « un colonel de l'armée aurait été tué, et l'armée a perdu du terrain sur une quarantaine de kilomètre. » Il s'agit des affrontements les plus violents signalés par les rebelles depuis début octobre, durant lesquels trois soldats et un rebelle avaient été officiellement tués.
Il n'y a eu aucun combat, selon le gouvernement
Les autorités nigériennes nient ces dernières attaques et parlent d'un accident. « Il n'y a eu aucun combat. Quatre soldats ont été tués dans l'explosion d'une mine antichar entre Elmiki et Dabaga », a déclaré ce mardi à l'AFP Mohamed Ben Omar le ministre nigérien de la Communication et porte parole du gouvernement.
Le gouverneur d'Agadez, capitale régionale du Nord où s'affrontent depuis 2007 l'armée régulière et les rebelles, a récemment exprimé sa « vive préoccupation » face à la dégradation de la situation sécuritaire. Il a fait état d'une « fréquence rapprochée » des explosions des mines antichar sur les routes du Nord. Au total, 19 civils ont été tués et 75 autres blessés dans 41 explosions de mines antichars depuis 2007 dans cette région.
Source: Afrik.com
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