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Les négociations sensibles sur le projet Imouraren se poursuivent à Paris par l'intermédiaire de "l'opposant" Mahamadou Issoufou. Enquête exclusive. Selon nos informations, Anne Lauvergeon, PDG d'Areva, a déjeuné fi n novembre à Paris avec les ministres nigériens des fi nances et de l'intérieur - deux proches du président Mamadou Tandja - en présence de Mahamadou Issoufou, leader du PNDS (Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme) et ancien directeur de la Somaïr (Société des mines de l'Aïr). On sait que le président nigérien a mis la barre très haute pour le nouveau projet d'exploitation d'Imouraren (un milliard $ pour 5 000 t/an d'uranium, LC nº49). Il souhaite que l'Etat détienne une participation de 40% dans la société d'exploitation, contre 33% proposés par Areva, et dispose de 13% du yellow cake produit. Les deux parties ne s'entendent pas non plus sur la fi scalité. Au cours de ce repas, il a également été discuté de l'environnement énergétique du projet (interconnexion régionale, le Niger dépendant trop actuellement du Nigeria) et de l'évacuation du minerai par voie ferrée. D'après nos sources, le projet de construction d'une voie ferrée jusqu'à Dosso (région de Tahoua), pour évacuer le minerai par le port de Cotonou, aurait été abandonné au profi t d'un projet ferroviaire entre Ouagadougou (Burkina Faso) et Agadez, dans lequel le groupe Bolloré serait partie prenante.