• Une vingtaine d'ex-députés arrêtés au Niger

    NIAMEY - Au moins 24 anciens députés et cadres du parlement dissous soupçonnés de corruption ont été placés en garde à vue après leur audition au commissariat central de la police de Niamey, apprend-on de sources judiciaires.

    NIAMEY - Au moins 24 anciens députés et cadres du parlement dissous soupçonnés de corruption ont été placés en garde à vue après leur audition au commissariat central de la police de Niamey, apprend-on de sources judiciaires.

    Plus de 150 autres personnes doivent être entendues dans cette affaire de corruption qui porte sur 18 milliards de francs CFA environ (27 millions d'euros).

    "La police va entendre au fur et à mesure toutes les personnes impliquées dans cette affaire, qu'ils soient anciens députés ou fonctionnaires du parlement", a précisé à Reuters Amina Abdourahamane, procureur de la République près le tribunal correctionnel de Niamey.

    Parmi les personnes arrêtées figurent Mohamed Bazoum, ex-député et vice-président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, chef de file de l'opposition), et Mariama Alhassane, une ancienne député, proche du président Mamadou Tandja.

    "Cette action vise à décourager, à faire taire les démocrates et à les empêcher d'agir", a dit aux médias privés, Hassoumi Massaoudou, ancien député. "Quiconque a détourné, doit subir les rigueurs de la loi", a estimé pour sa part Nouhou Arzika, militant de la société civile.

    Depuis mai, le Niger est plongé dans une crise politique provoquée par la décision du président Tandja d'organiser un référendum constitutionnel pour se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat légal, le 22 décembre 2009.

    La consultation, tenue le 4 août en dépit d'une décision négative de la cour constitutionnelle, a entériné une constitution qui le maintient en fonction trois ans de plus, jusqu'en 2012 et ne limite plus le nombre de mandats.

    L'opposition a dénoncé "un coup d'Etat" et promis de lutter jusqu'au rétablissement de l'ordre constitutionnel.

    Le président Tandja a dissous le parlement, seule institution à même de le poursuivre pour haute trahison, et promis des législatives anticipées le 20 août. Les opposants ont annoncé avoir réhabilité le parlement dissous à compter du 24 août.

    L'express

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