• Une étude démontre "qu’il n’y a aucune forme d’esclavage" au Niger.

    Une étude démontre "qu’il n’y a aucune forme d’esclavage" au Niger.
    L'étude concernant "le travail forcé, le travail des enfants et toute forme d'esclavagisme au Niger" est formelle.

    La notion de travail forcé, telle qu'elle est définie par le droit international n'existe pas dans la société nigérienne. L'information a été révélée, hier, par Panapress.

    Pour le président de la Commission Nationale des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentale (CNDHLF), Garba Lompo, ce document qualifié "de référence" permet de "mettre fin aux allégations et accusations dont certaines associations de défense des droits de l'homme accablent notre pays".

    Il permettra, selon lui, "d'éviter les déclarations tendancieuses" à l'avenir.

    Seulement, là où les choses sont loin d'être aussi évidentes, c'est que cette étude ne concerne que "le travail forcé, le travail des enfants et les autres formes de pratiques esclavagistes et discriminatoires au Niger", comme l'annonce l'intitulé. On y révèle notamment qu'il existe une crise économique, certes, avec comme principale cause la pauvreté et par extension l'insécurité et l'éducation, mais pas de "réelle exploitation" qui peut être qualifiée "d'esclavage".

    On pourrait donc supposer que ce document ne traite pas de tous les aspects du problème, c'est-à-dire du travail forcé des plus de 10 ans, dans les villages situés souvent à l'ouest du pays, prenant en compte non plus les enfants mais l'exploitation des uns comme des autres, la privatisation de liberté...en somme, de ce que l'on appelle, en plus poétique, "l'esclavage moderne."

    L'association nigérienne TIMIDRIA, la seule qui combatte l'esclavage, ne cesse d'être décrédibilisée par le gouvernement. Pour elle, "près d'un million de personnes (ndrl : sur une population d'environ 11 millions) peuvent se considérer comme appartenant aux castes serviles."

    L'histoire se révèle complexe au Niger. Arabes, Touaregs, Haoussas... et toutes ces ethnies, ont eu recours à l'esclavage, pour cultiver les champs, garder les troupeaux, ou exécuter des travaux ménagers...Ils sont passés de l'appellation "d'anciens esclaves", "d'esclaves" à celle de "captifs de case".

    Depuis la loi de 2003, l'esclavage est puni comme un crime. Le sujet ne cesse de faire débat. Le gouvernement essaye, en vain, de trouver des contres arguments. Entre le désir de soigner l'image du pays et les actes révélés par les ONG comme par la Communauté Internationale, il y a un large gouffre.

    D'un côté, le gouvernement qui soutient "qu'il n'y a plus d'esclavage au Niger" et de l'autre les militants anti-esclavagistes qui dénoncent l'exploitation de quelques centaines de milliers de personnes dans ces villages les plus éloignés.

    Source:Grioo.com
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