• Mali: nouvelles propositions pour la paix au nord

    Le gouvernement malien accepte, après l'avoir refusé, l'entrée de rebelles touareg avec leurs armes à Kidal, ville la plus importante du nord-est du pays, dans ses nouvelles propositions pour résoudre la crise dans cette région, a-t-on appris mardi de source officielle.

    En application d'un accord de paix signé à Alger en juillet 2006, qui prévoit leur désarmement et leur réinsertion, plusieurs centaines d'ex-rebelles touareg maliens qui avaient attaqué en mai 2006 des camps militaires à Kidal (6 morts) doivent revenir définitivement à Kidal.

    Une cérémonie de "retour à la paix" y était initialement prévue en janvier, mais elle avait été reportée sine die.

    Le désaccord portait sur le désarmement: les rebelles voulaient d'abord entrer à Kidal avant de remettre leurs armes aux autorités, tandis que l'armée demandait qu'ils soient désarmés avant d'entrer dans la ville.

    Cette fois, le gouvernement propose que rentrent dans la ville, avec leurs armes, "uniquement" les rebelles touareg qui vont intégrer les futures "unités spéciales", soit plusieurs dizaines d'hommes, selon un document du ministère malien de l'Administration territoriale que l'AFP a pu consulter.

    Ces "unités spéciales", composées d'ex-rebelles touareg et de militaires maliens, seront sous commandement de l'armée régulière et chargées d'assurer la sécurité dans une partie du nord du Mali.

    Une autre partie des rebelles, dont le nombre est estimé à plusieurs centaines, rentreront à Kidal sans leurs armes qui seront remises au facilitateur algérien, prévoit le gouvernement.

    Kidal est la ville la plus importante du nord-est du Mali, région qui abrite l'essentiel de la communauté touareg.

    "Nous attendons la réaction de la médiation algérienne, dont nous voulons encore une fois saluer la disponibilité", a déclaré un responsable du ministère malien de l'Administration territoriale.

    Le groupe de rebelles touareg dirigé par Ibrahim Ag Bahanga n'est pas concerné par ce plan destiné à faire la paix avec les rebelles réunis dans l'Alliance pour la démocratie et le changement (ADC), a précisé cette source.

    L'armée malienne avait déclenché début janvier une offensive dans le nord-est destinée "à anéantir" le groupe d'Ibrahim Ag Bahanga (de l'Alliance Touareg Nord Mali pour le changement, ATNM).

    Ces rebelles ont demandé dimanche un "cessez-le-feu", mais le ministère de la Défense a fait savoir lundi qu'il n'y aurait "pas de trêve".

    Selon les autorités, 31 rebelles du groupe d'Ibrahim Ag Bahanga ont été tués le 22 janvier dans des combats.

    AFP

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