• Les parlementaires francophones interpellent le Niger

    La section Afrique de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a appelé hier mardi à Dakar au « respect strict des dispositions constitutionnelles en vigueur au Niger », a constaté la Pana à la clôture de la 17ème assemblée ordinaire de l’instance, dans la capitale sénégalaise.

    Dans une déclaration politique rendue publique à l’issue de la réunion des parlementaires francophones d’Afrique, les présidents de Parlement ont exprimé leur « vive préoccupation face aux menaces graves qui pèsent sur le processus démocratique au Niger », en allusion au projet du président nigérien Mamadou Tanja de réviser la constitution du pays afin de briguer un troisième mandat. « Ce n’est pas acceptable que la constitution soit modifiée », a martelé le secrétaire général de l’APF, Jacques Legendre, au cours d’une conférence de presse tenue au terme des travaux de l’assemblée ordinaire.

    Pour sa part, le Pr Mathurin Coffi Nago, président de l’Assemblée nationale du Bénin, interrogé sur la situation au Niger, a expliqué que les parlementaires africains francophones « ne peuvent pas se réunir à Dakar sans dire un mot sur la situation démocratique en Afrique ».

    « Nous avons engagé une réflexion globale sur l’ensemble du processus démocratique sur le continent », a-t-il souligné, avant de poursuivre : « après une certaine avancée, il y a quelques problèmes qui se posent dans certains pays, même s’ils ne sont pas nombreux ». « Nous souhaitons que les avancées démocratiques puissent continuer », a fait remarquer le président de l’Assemblée nationale du Bénin. Les parlementaires africains francophones ont également condamné dans leur déclaration « la dernière attaque contre le Tchad à partir du territoire soudanais, au mépris de l’accord conclu entre les deux pays à Doha (le 4 mai dernier) ».

    Dans le même document, ils ont aussi fait part de leurs inquiétudes face aux « actes récurrents de déstabilisation en République Démocratique du Congo (RDC) » et ont exigé par ailleurs que « la parole soit rendue au peuple le plus rapidement possible en Mauritanie, en Guinée Conakry et à Madagascar ». L’assemblée régionale Afrique de l’APF qui a enregistré la participation d’une vingtaine d’institutions parlementaires africaines, lundi et mardi, a abordé entre autres sujets l’impact de la crise financière, mais également la question du foncier en Afrique.

    L’APF qui va tenir son assemblée annuelle en juillet prochain dans la capitale française, Paris, compte 77 Parlements ou organisations et a été créée depuis 1967.

    (Pana)

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