• Les écritures libyques, de l'Antiquité aux Touaregs

    Que ce soit sur des stèles, sur des monuments funéraires ou sur des inscriptions rupestres du Sahara, découvrons les écritures libyques antiques et modernes


    Les différentes variantes des alphabets libyques notent les consonnes. Le sens à adopter pour la lecture est défini par l’orientation des lettres. Plusieurs variantes pouvaient coexister dans le temps et varier selon les régions.

    Dans l’Antiquité

    Plusieurs peuples libyques se distinguaient dans l’Antiquité: les Maures, les Gétules et, bien sûr, les Numides. Certains d’entre eux étaient sédentaires et se sont organisés en royaume au fil du temps, tandis que d’autres étaient nomades. C’est la découverte de l’inscription bilingue punico-libyque du mausolée de Dougga, en 1631, qui permit aux Européens de connaître cette écriture et de l’étudier, afin de tenter son déchiffrement. En effet, la ville antique de Dougga a connu une période numide, comme beaucoup d’autres cités de Tunisie.

    Actuellement, les inscriptions trouvées, utilisant cette écriture, sont surtout de type funéraire et privé. En effet, pour les inscriptions officielles, les royaumes numides avaient adoptés le punique, la langue des Carthaginois. Les plus anciennes semblent dater des VIIe-VIe siècles avant notre ère.

    Avec l’arrivée des Romains en Afrique, après la chute de Carthage, le latin a remplacé les écritures locales, qui ont ainsi progressivement disparu.

    L’écriture des Touaregs: les Tifinagh

    Les plus anciens signes trouvés dans le désert du Sahara ont sans doute été gravés par les Garamantes, les ancêtres des Touaregs, qui contrôlaient le commerce transsaharien. Certains de ces caractères, du début de notre ère, ne sont plus en usage dans la forme moderne de cette écriture.

    Elle n’a jamais servi à transcrire l’histoire des tribus, les mythes des origines ou encore les contes, car la foisonnante littérature des Touaregs s’est toujours transmise oralement.

    Dans les gravures, les inscriptions sont surtout des déclarations d’amour ou des remarques de voyageurs signalant une étape sur la route, la présence d’un point d’eau, d’un abri ou d’une piste, c’est-à-dire des points de repères, indispensables dans un espace sauvage comme le désert du Sahara, qui fournit peu de repères naturels dans certaines zones.

    Sur des supports plus périssables (papier, cuir, omoplate de chameau ou de vache), les Touaregs comptabilisaient les impôts, les marchandises, etc., c’est-à-dire un usage économique et administratif. Ils utilisaient aussi ces supports pour la correspondance. Lorsqu’ils étaient périmés, ces documents étaient jetés, car la culture nomade ne s’encombre pas de bagages et ne conserve donc pas d’archives.

    Cette écriture ne notant que les consonnes, il y a eu quelques tentatives de signaler les voyelles, qui sont très importantes dans les dialectes touaregs, car elles permettent de distinguer des mots ayant la même graphie, mais des sens très différents. Cependant, ces tentatives ne se sont jamais généralisées.

    Aujourd’hui, l’arabe est beaucoup plus employé, au détriment des tifinagh.

    Source: suite 101.fr
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