• Le revirement du président du Niger Tandja face au problème touareg

    « Depuis longtemps nous les avions appelés à déposer les armes et à venir construire le pays avec nous. Nous leur pardonnons car nous voulons la paix au Niger », a déclaré dimanche le président du Niger, Tandja, à la radio à l’issue d’une rencontre à Agadez avec une dizaine de représentants de trois groupes rebelles touaregs qui sévissent dans le Nord du pays. Cette décision constitue un véritable tournant pour le Niger : le président Tandja a accepté pour la première fois de rencontrer les chefs rebelles (grâce à la médiation de la Libye qui protège certains chefs touaregs) alors qu’auparavant, il les qualifiait de "bandits armés et des trafiquants de drogue".

    Ces derniers, organisés autour du Mouvement des Nigérians pour la justice (MNJ), avaient depuis 2007 libéré plus de 80 otages en gage de bonne volonté mais le président restait sourd à leur main tendue.

    Ce changement de cap dans la politique de Tandja (l’amnistie pour les combattants touaregs) s’explique au minimum par deux facteurs. Le premier tient aux ressources d’uranium qui sont aujourd’hui sous le contrôle des Touaregs, auxquels le président a proposé un partenariat (les modalités de celui-ci demeurent encore floues). Le second, plus délicat, fait partie d’une stratégie globale en raison des prochaines élections, le mandat du président s’achevant fin 2009 : Tandja souhaite se défaire de son image d’homme politique intransigeant en se montrant plus conciliant à l’égard de ses ennemis.

    Mais ce choix provoque des divisions dans la société civile, où une partie de la population rejette « toute forme d’amnistie », ainsi que l’octroi d’avantages aux rebelles, comme ce fut le cas lors des Accords de paix de 1995. 

    Source:Affaires-strategiques

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