• L’Algérie a apporté un soutien militaire au Mali dans le cadre de la lutte commune contre le terrorisme.

    L’Algérie a commencé à acheminer par avion vers le Mali « une importante aide militaire », dans le cadre du renforcement de la coopération entre les armées des deux pays voisins, a révélé hier un responsable militaire malien repris par l’agence de presse AFP à partir de Bamako.

    Selon le militaire malien, « l’aide est riche et variée. Il y a par exemple du carburant pour nos troupes, des sacs de couchage, pour les opérations spéciales, et même de l’armement ». Selon la même source, une partie du matériel est déjà arrivée : « Nous attendons au total cinq rotations d’avions algériens, transportant cette importante aide militaire algérienne », a déclaré une autre source militaire aéroportuaire. Durant sa dernière visite à Alger, le ministre malien de la Défense avait évoqué, avec le président Bouteflika, le renforcement de la coopération militaire entre les deux pays qui ont une frontière commune. L’Algérie a joué, rappelons-le, un rôle de médiateur dans le nord du Mali, entre le gouvernement malien et des groupes de rebelles touaregs couronné par l’accord de paix, conclu à Alger en juillet 2006. Depuis 1990, l’Algérie s’était fortement impliquée dans la recherche d’une solution à la rébellion déclenchée au Nord. Comme en 1992, l’Algérie a également accepté de jouer le rôle de médiateur dans la crise touareg malienne.

    Directement impliqué dans le règlement de la crise, Alger a, au préalable, posé ses conditions auprès des autorités maliennes et des rebelles. D’abord, la demande de médiation devait émaner des deux parties, d’une manière claire et officielle. Ensuite, le président malien a dépêché son ministre de l’Intérieur, Kafougouna Koné, à Alger, porteur d’une lettre officielle. Le ministre chargé du dossier touareg a demandé aux autorités algériennes d’assister le Mali dans cette épreuve. Alger souhaitait, par ailleurs, être seul à traiter l’affaire et exclure la Libye qui voulait jouer un rôle plus déterminant. Les autorités maliennes acceptent. Les rebelles touaregs maliens expliquent aux Algériens que c’est à cause du non-respect du Pacte de stabilité et de paix, signé en avril 1992 à Tamanrasset avec le pouvoir malien, sous les auspices du gouvernement algérien, qu’ils se sont soulevés. Les Algériens refusent toute implication dans cette affaire si les objectifs sont liés à une revendication autonomiste ou sécessionniste. Les rebelles se concertent et le chef des Touaregs qui avait publiquement exigé une large autonomie pour la région de Kidal fait machine arrière et accepte la condition algérienne. En contrepartie, l’armée malienne se gardera de mener une action qui prêtera à équivoque. Le bataillon dépêché à Kidal depuis Gao a pour seule mission de rétablir l’autorité de l’État et de rassurer une population traumatisée par les rafales de mitrailleuses du 23 mai 2008. Aujourd’hui que la paix est revenue, la seconde phase, celle liée à la reconstruction de la ville de Kidal, devrait interpeller tous les donateurs proches de cette région. Des pays comme l’Algérie s’apprêtent à financer des projets de développement dans les trois régions septentrionales du Mali.

    Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com 
    D’après le Jeune Indépendant

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