• Kadhafi appelle les rebelles touaregs à déposer les armes

    Kadhafi appelle les rebelles touaregs à déposer les armes
    Oubari, Libye - Le guide libyen Mouammar Kadhafi a adressé lundi soir à partir de la ville d'Oubari (sud libyen), un appel aux leaders des groupes armés touaregs opérant au nord du Niger et du Mali à déposer les armes et à privilégier la voie des négociations.

    Le leader libyen qui a participé lundi soir à une grande manifestation des tribus touaregs du Grand Sahara, a affirmé que si les Touaregs avaient le droit d'édifier un Etat Targui, "cela impliquerait que les mille tribus qui composent l'Afrique constitueront chacune son Etat, ce qui n'est ni possible ni logique".

    "S'il y avait la nécessité de construire un Etat targui, je serais le premier à l'appuyer, le soutenir, le défendre et faire de la ville d'Oubari sa capitale", a déclaré le leader Kadhafi pour fustiger les revendications de certains groupes armés touaregs en faveur de ce projet de fédération.

    Il a réaffirmé à ce propos que la solution en Afrique qui a été divisée par la colonisation en 53 Etats, réside dans la création d'un gouvernement fédéral et d'un seul Etat africain.

    Le guide libyen a également mis en garde contre une éventuelle guerre civile targuie entre les divers fronts touaregs si la rebellion continue, réaffirmant que "le jour mémorial est le jour où nous déposerons les armes pour les mettre dans les magasins de stockage et que ces armes ne seraient utilisées que pour faire face à une agression étrangère".

    Il a invité les leaders de la rebellion à réaliser qu'ils opèrent dans une zone démographique "très sensible et dangereuse, qui est la région islamique" et qu'ils nuisent à cette région, au lieu "d'aider à sauver le monde musulman du terrorisme, du banc des accusés et des catastrophes dont souffrent les musulmans partout".

    Le dirigeant libyen a, sur un autre plan, récusé les arguments liés à la question de quota au sein des travailleurs des sociétés opérant dans les domaines du pétrole ou de l'uranium au nord du Niger et du Mali, affirmant que cette question ne nécessite pas le port des armes mais plutôt un dialogue pour déterminer s'il existe des travailleurs qualifiés autochtones à embaucher ou si les citoyens de la région sont prioritaires, en vertu du règlement régissant la politique d'embauche de ces sociétés.

    Il a ajouté dans la même veine que les problèmes de marginalisation et de pauvreté ne doivent pas être résolus avec les armes, mais par une action nationale visant à éradiquer le sous-développement.

    On rappelle que cette intervention du leader libyen intervient au moment où la rébellion touarègue a libéré 26 soldats maliens détenus depuis quelques mois dans la région de Kidal, dans l'extrême nord malien.

    Selon un communiqué de la présidence de la République malienne, c'est le président algérien Abdel Aziz Boutéflika qui s'est personnellement impliqué dans la libération de ces militaires maliens.

    Plus d'une soixantaine d'otages, pour la plupart des militaires en poste dans cette zone, restent détenus par les rebelles dirigés par Ibrahim Bahanga.

    Ces rebelles, dont les activités sont similaires à celles des groupes armés touarègs opérant dans le nord du Niger, revendiquent de meilleures conditions de vie aux populations de la région septentrionnale désertique et une meilleure représentativité au sein de la hiérarchie administrative et militaire.

    Oubari - 18/08/2008

    Source:Pana

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