• Des leaders de 14 pays musulmans en mission de bons offices au Mali
    APA Bamako (Mali)
    Des leaders et chefs de tribus de 14 pays musulmans étaient attendus lundi à Kidal (nord-est du Mali) pour une mission de bons offices tendant à renouer les fils du dialogue entre le gouvernement central de Bamako et la rébellion touarègue qui sévit depuis deux ans dans le nord du pays, a appris APA de source officielle.

    « L'objectif de la mission est de convaincre les insurgés de Kidal à déposer les armes et à revenir à la maison -mère », ont notamment indiqué les services de presse de la présidence malienne dans un communiqué parvenu lundi à APA.

    Dirigés par un nommé Ibrahim Ag Bahanga, les insurgés de Kidal reprochent au gouvernement central de Bamako le retard pris à développer les régions nord du Mali tel que prévu par les Accords de paix d'Alger (juillet 2006) et le Forum de Kidal (mars 2007).

    Plus de cinquante milliards de francs cfa, aujourd'hui mobilisés, n'attendent plus que le retour de la paix pour être investis dans ces régions nord du Mali, a pour sa part répondu le chef de l'Etat malien aux leaders et chefs de tribus qu'il recevait à leur arrivée, vendredi à Bamako.

    La mission qui opère sous l'appellation de « délégation de chefs de tribus du Grand Sahara » est partie lundi de Gao (nord) pour Kidal, fief de la rébellion touarègue malienne. Elle doit, à son retour, rencontrer le chef de l'Etat malien une seconde fois, jeudi à Bamako.

    Elle est composée de représentants de quatorze pays : Djibouti, Egypte, Erythrée, Irak, Jordanie, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Somalie, Soudan, Syrie, Tchad et Tanzanie.

    AT/of/APA
    19-05-2008
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  • Conflit des Touaregs maliens : l’Algérie reprend sa médiation
    La décision prise par l'Algérie de reprendre son rôle de négociateur dans le conflit qui oppose la rébellion touareg à l'armée malienne a été saluée hier par le ministre des Affaires étrangères malien en visite dans notre pays. Dans une déclaration à la pesse à l'issue de l'audience que lui a accordée le président de la République, l'envoyé spécial du président malien, Moctar Ouane, a souligné que depuis quelque temps, le nord du Mali subit des difficultés qui affectent la stabilité du pays et l'Algérie a toujours joué un rôle de facilitateur pour le règlement des différentes crises qui ont secoué cette région.

    « Aujourd'hui, nous sommes très heureux que le président Bouteflika ait annoncé la décision de l'Algérie de reprendre toute sa place dans la dynamique du règlement de cette question », a-t-il affirmé. M.Ouane a indiqué à ce titre que la sous-région, et le nord du Mali en particulier, fait face à des difficultés qui affectent la stabilité du pays et de toute la sous-région sahélo-saharienne. Il a précisé, par la même occasion, que des consultations ont été engagées à cet effet à l'initiative du président malien Amadou Toumani Touré pour qu'une solution soit trouvée à tous ces défis, à la fois multiples et complexes, à travers l'organisation d'une conférence afin, a-t-il dit, que les pays directement concernés se concertent au niveau des chefs d'Etat pour dégager ensemble des solutions durables à ces problèmes. L'envoyé spécial a en outre confirmé la participation du président Bouteflika à cette conférence.

    Conscients de l'importance de la médiation algérienne et du rôle joué précédemment par sa diplomatie dans le règlement pacifique de la crise dans le Nord Mali, plusieurs élus et notables de la région de Kidal avaient demandé la semaine dernière à l'Algérie de reprendre sa médiation dans le conflit entre le gouvernement malien et la rébellion touareg, suspendue en avril. « J'ai demandé aujourd'hui à l'ambassade d'Algérie au Mali de reprendre la médiation. Tout le monde chez nous (région de Kidal) veut que l'Algérie recommence la médiation », avait déclaré à l'AFP un député de Kidal, Intalla Ag Alghabas. « Nous attendons avec impatience la réponse de l'Algérie. Sans sa participation, il y aura difficilement la paix chez nous », a-t-il dit. De son côté, un porte-parole des cadres et notables de Kidal, cité par l'agence française, a souligné qu'« en 1963, dans les années 90 et en 2006, l'Algérie a toujours été à nos côtés. Aujourd'hui encore, sa présence est nécessaire ».

    Le président du Haut Conseil Oumarou Ag Mohamed Ibrahim Haïdara, président du Haut Conseil des collectivités territoriales (HCCT), une institution malienne, avait également invité Alger à renforcer davantage son implication dans la médiation en vue de la mise en oeuvre diligente de l'accord d'Alger de juillet. L'initiative algérienne intervient deux jours après la décision des autorités libyennes de dépêcher des chefs de tribus à Bamako pour une mission « d'apaisement » entre l'armée et le groupe de rebelles touareg dirigé par Ibrahim Ag Bahanga. Des responsables libyens ont affirmé que la mission des chefs de tribus libyens intervient dans le cadre strict des accords de paix d'Alger signés en juillet 2007 pour le retour de la paix dans le nord du Mali, qui abrite la majorité de la communauté touareg.

    par Djamel B.
    le quotidien d'Oran

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  • Colonel Mouammar Kadhafi et son idée du Grand Sahara : Contre la paix au Mali ?
    « Association populaire et sociale des tribus du Grand Sahara », vous connaissez non ? Cette association a été mise sur les fonts baptismaux ici au Mali. C'était le 10 avril 2006 à l'occasion du Maouloud fêté en grande pompe dans la ville sainte de Tombouctou. Une association créée à l'initiative d'un seul homme, le guide de la révolution, Mouammar Kadhafi.

    C'est en effet à Tombouctou que le guide a mis en forme son rêve d'unir les tribus vivant au Sahara. Chacun de ces peuples, de l'Algérie au Soudan, avait été invité à participer à la grande rencontre du Maouloud 2006 à Tombouctou. Le guide libyen voulait en faire, dit-on, le levier de son engagement pour la paix, la sécurité et le développement des 7 millions de kilomètres carrés que couvre le Sahara. D'aucuns avaient dit que cette rencontre des peuples du grand Sahara était une façon pour le guide de se réconcilier avec le géant américain avec lequel il est resté longtemps en brouille. Question de démonter aux Américains qu'il est désormais un homme de paix. Mais, en fait d'instrument pour la paix, cette association des tribus du grand Sahara devait être un moyen de pression entre les mains d'un guide avide de tout régenter, de tout contrôler en sa faveur. Plus rien ne devait donc être entrepris dans ce grand Sahara sans qu'il ait son mot à placer. Résolu à faire aboutir son idée, on se souvient que le guide avait entrepris une randonnée solitaire sur le territoire malien. Au point que son hôte ATT en était réduit à faire la battue dans le désert malien dans l'espoir de le retrouver. En quittant le Mali, le guide avait donc fini d'installer son association de tribus. Une association de tribus ? Du jamais vu !

    Depuis qu'elle a été créée, on en a rarement entendu parler. Jusqu'à ce vendredi 16 mai 2008 où le président ATT a reçu à son palais le président de ladite association, en l'occurrence Rafaa Al-Madani. Monsieur Al-Madani est actuellement en tournée au Mali, au Niger et au Tchad. Trois pays riverains du Sahara en proie à des rebellions dirigées par des « tribus du Grand Sahara ». Parlant cette mission au Mali, les termes de la dépêche de nos confrères de la Pana sont clairs : « les efforts de cette délégation (de Al-Madani) seront appuyés par le colonel Kadhafi en vertu de son titre de haut médiateur permanent de la paix dans l'espace de la Communauté des Etats sahélos-sahariens (CEN-SAD) ainsi que par les bons offices de la Fondation Kadhafi pour le développement (FKD) qui avait déjà réussi à faire libérer des militaires maliens et nigériens détenus par des mouvements touaregs dans ces pays. »

    Force est de se convaincre jusqu'où le guide libyen entend tirer les ficelles quand même qu'il fait semblant d'aider à les démêler au Mali et au Niger. Il n'y a que l'Algérie de Boutflikha pour opposer de la résistance aux visées expansionnistes du guide.

    Belco TAMBOURA

    source: maliweb

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  • L'Internationale Touarègue à la Radio des Nations Unies
    Peuples autochtones : A la découverte des Touaregs
    Les Touaregs sont un peuple nomade, occupant principalement les régions montagneuses du Sahara où les conditions de vie sont les plus âpres.
    Leurs représentants sont venus participer à la septième session de l'Instance permanente des Nations Unies sur les questions des peuples autochtones, consacrée au changement climatique, qui a eu lieu du 21 avril au 2 mai à New York. Ils parlent de leur avenir suite à ce changement du climat et révèlent l'identité et les richesses culturelles de leur peuple. On retrouve les Touaregs au Mali, au Niger, en Algérie, au Burkina Faso et en Libye. Thomas Fortuné vient du Niger. Il est le président de « l'internationale touarègue », une organisation qui milite pour les droits des touaregs en Afrique. Sheik Salah Aicha, elle, vient aussi du Niger. Elle estime, pour sa part, que le changement climatique n'est pas une priorité pour les Africains et évoque le rôle de la femme dans la société touarègue.
    Interviews:
    - Thomas Fortuné, Président de « l'internationale touarègue »
    - Sheik Salah Aicha, nigérienne participante à l'Instance permanente des peuples autochtones
    Interviews, production et présentation : Jean-Pierre Amisi Ramazani
    Assistant de production : Roger Bion
    Ingénieur du son : Hermes Rivera
    source: occitan-touareg
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  • MALI: message de Akli Iknan reçu par mail!

    " Je m'appelle Akli Iknan. Je suis un cadre de l'ARLA et le leader du nouveau mouvement de protestation contre la non-application par le gouvernement malien des accords de paix. Originaire de Gao, je suis le commenditaire de l'attaque d'Asongo. Mon mouvement exige une meilleure politique de développement prenant en compte tous les secteurs sociaux, économiques et culturels et impliquant toutes les populations de Gao.
    J'invite toute la jeunesse malienne, soucieuse de l'avenir de son pays, à me rejoindre et ensemble de faire entendre et respecter les engagements pris par le gouvernement malien."

    signé: Akli Iknan
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