• Gestion de la commune d'Agadez

    Gestion de la commune d'Agadez
    La gestion désatreuse de la mairie d'Agadez par le maire P/I et les consillers communaux, mise à nue par le maire légitime Mr Akoli Daouel
    Pas très claire, pas très propre du tout, cette opération de distribution de parcelles initiée par le maire par intérim de la commune urbaine d'Agadez. A travers une procédure entourée de bout en bout de zones d'ombres, le maire par intérim de la commune urbaine d'Agadez a semble-t-il voulu faire comme le dit l'adage : la chèvre broute là où elle est attachée.

    Il n'a pas fait dans les détails, il a choisi un espace municipal, Tagh-Lamt, qu'il a morcelé en parcelles octroyées aux vingt conseillers de la municipalité. Personne n'a été oublié dans cette distribution, même pas le maire destitué Akoly Daouel qui a révélé cette opération au relent sulfureux dans une lettre ouverte en date du 23 avril 2008 adressée au maire de la commune d'Agadez .

    Aspect flou et caractère scabreux de cette opération, le domaine concerné est un espace municipal qui n'a fait l'objet d'aucune autorisation de lotissement des autorités compétentes, en l'occurrence le ministère de l'équipement et du cadastre.

    Sans aucune autorisation préalable, le maire par intérim d'Agadez, a procédé au morcellement de l'espace et a affecté aux vingt conseillers de la commune des parcelles de 600 m².

    Le 26 mars dernier, Akoly Daouel, dans une note adressée au maire par intérim, va demander plus d'éclaircissement dans cette opération où il se retrouve titulaire de deux actes de cession. Akoly Daouel affirme n'avoir fait aucune demande de parcelle auprès de la mairie d'Agadez. Pourtant, dans la distribution, il se trouve propriétaire de 4 parcelles identifiées dans les îlots 950 et 954 du lotissement Tagh-Lamat. Alors qu'il n'a reçu aucun détail sur ces opérations manifestement floues, par lettre N°0410 et 0441/07/CU/AZ/AD du 24 septembre 2007, Akoly Daouel apprend que les deux actes de cession qui lui ont été attribués ont fait l'objet de 4 actes de transfert. En d'autres termes, Akoly Daouel a vendu ses 4 parcelles. Les actes de transfert ont été établis le 7 décembre 2007 au cabinet du greffier en chef, notaire d'Agadez. Le produit de la vente des parcelles cédées au prix unitaire de 200.000 FCFA n'a jamais été versé au présumé propriétaire alors que toutes les opérations ont été faites à son nom.

    Comment le notaire a pu établir les actes de transfert en l'absence du propriétaire et alors qu'aucune pièce d'identité du propriétaire virtuel, c'est-à-dire Akoly Daouel, n'a été présentée. Une autre énigme dans cette curieuse affaire, le rôle joué par un conseiller de la commune urbaine d'Agadez dont le nom est porté sur les attestations de vente des parcelles.

    Le maire sortant Akoly Daouel soutient fermement dans sa lettre avoir donné un mandat exclusif au conseiller pour agir en son nom dans les délibérations du conseil municipal, mais que le conseiller en question ne peut invoquer ce mandat pour engager une opération de vente. L'opération de distribution de parcelles par le maire par intérim d'Agadez revêt un aspect particulièrement sordide.

    Comment un espace relevant du domaine public et qui n'a fait l'objet d'aucune autorisation de lotissement peutil être morcelé et distribué en dehors de toute procédure claire ? Après avoir foulé de pieds toutes les dispositions réglementaires en matière de lotissement en zone urbaine, le maire par intérim a installé un commerce sur les parcelles dont l'authenticité de la propriété reste encore opaque.

    Tout ce passe un peu comme si le maire par intérim d'Agadez a affecté des parcelles à un propriétaire virtuel pour légaliser une opération de vente à l'insu de ce propriétaire. Le sens de l'opération était trèsclair, les parcelles n'étaient pas nécessairement destinées à Akoly Daouel qui a quitté le conseil municipal depuis son éviction par une majorité de conseillers organisés dans un front appelé « BLOC LOCAL POUR LA BONNE GOUVERNANCE ».

    Visiblement, la bonne gouvernance a encore beaucoup de plomb dans l'aile. La note du 23 avril de Akoly Daouel adressée au maire par intérim d'Agadez comme celle du 26 mars, pour élucider cette opération, est restée encore sans réponse.

    Coup sur coup, après la lettre du 26 mars, puis celle du 23 avril, Akoly Daouel a récemment écrit une lettre ouverte, cette fois adressée à l'ensemble des conseillers municipaux, lettre dans laquelle il a dressé une analyse critique de la gestion de la municipalité. Mauvaise gestion de la municipalité illustrée par cette fumeuse affaire de parcelles, mauvaise gestion des recettes des taxes, dysfonctionnement aussi de l'administration municipale qui, depuis son installation, ne dispose pas d'un plan de développement communal véritable.

    Il faut rappeler que c'est cet argument, c'est-à-dire l'absence d'un plan de développement communal que les conseillers membres du Bloc ont brandi pour obtenir la destitution du maire Akoly de la tête de la mairie d'Agadez.

    Depuis, absolument rien n'a changé, la municipalité sombre plutôt dans une gestion pas très catholique. Le « mandat école » comme l'a dit le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur chargé de la sécurité publique et de la décentralisation, Albadé Abouba lors de la conférence des maires de Tahoua, pour parler de la gestion des jeunes communes qui doit servir d'exemples de bonne gestion, tarde encore à donner de bons résultats.

    Ibrahim Elhadj dit Hima

    source : la roue de l'histoire

    LETTRE OUVERTE AU CONSEIL MUNICIPAL D'AGADEZ

    EL HADJ AKOLI DAOUEL, PRÉSIDENT DU CONSEIL MUNICIPAL, MAIRE EMPÊCHÉ D'AGADEZ

    Niamey, le 15 Mai 2008

    Chers Collègues Conseillers,

    Je viens par la présente lettre ouverte attirer votre attention et informer l'opinion publique, à la fois sur un certain nombre de faits qui paraissent de mon point de vue, très importants, et aussi, sur l'appréciation du futur bilan de notre premier "mandat école", à la tête du Conseil municipal de la Commune Urbaine d'Agadez, comme l'a si bien qualifié le Ministre d'Etat, Ministre de l'Intérieur, lors de la clôture de la 2ème Conférence des Maires et des Présidents des Communautés urbaines du Niger.

    Peut-être que vous vous demanderez pourquoi je me mêle des affaires d'un Conseil auquel j'ai cessé de participer personnellement depuis le 25 Février 2006, date à laquelle par un arrêté du Gouverneur, dont je conteste encore la légalité, j'ai été en effet, éloigné de la gestion des affaires de la Commune, bien qu'au regard du droit positif nigérien, je reste et demeure encore Maire titulaire, Président du Conseil municipal. En effet, je découvre qu'il se passe encore et davantage, des opérations pour le moins irrégulières, voire même très graves, dans la mesure où elles peuvent avoir plusieurs qualifications délictuelles. Toutes pratiques contraires au droit, à la transparence, à l'orthodoxie et à la bonne gouvernance de notre commune, actes regrettables auxquels on semble cette fois-ci vouloir gratuitement m'impliquer. C'est ainsi qu'au cours d'une de vos sessions, le Conseil a consenti d'attribuer à chacun des 20 Conseillers titulaires d'Agadez que nous sommes, des parcelles de 600 m2 chacune. En ce qui me concerne, j'ai eu droit je ne sais encore pour quelle raison, et sans en avoir fait la demande à 4 parcelles, soit 2 400 m2. Je sais par ailleurs, que certains parmi vous, ont bénéficié davantage de parcelles.

    Le lotissement fictif qui semble avoir été désigné pour prélever cet important lot de parcelles, dénommé TAGH-LAMT, est en fait lui-même inexistant, au regard de la réglementation encore en vigueur dans notre pays. Il a été inventé localement pour les besoins de la cause, aux seules fins du bradage de cette zone viabilisée, puisque proche du nouveau château d'eau et du réseau électrique. Les demandeurs de parcelles dans cette nouvelle zone, sont naturellement nombreux et fortunés pour payer le prix qu'il faut aux rentiers fonciers privés, revendeurs des parcelles, par rapport à d'autres quartiers de la ville ne bénéficiant d'aucune extension de réseaux électriques et d'adduction d'eau.

    Ces quartiers encore non viabilisés mais dont les irrégulières parcelles sont distribuées depuis plusieurs années, dans des conditions similaires, par les mêmes individus sans titre ni qualité, bénéficiant cependant de l'aval des dignitaires de la place, aux noms desquels, ils distribuent aux anarqués des reçus sur papiers blancs, ou des fallacieuses attestations de détention coutumière, à signatures variables scannées, qui prouvent s'il en est besoin, que les auteurs de ces malversations sont nombreux, mais se prévalent tous, de la couverture et du mandat des dignitaires de la place. Ils sont malheureusement irréductibles et intouchables.

    C'est le lieu ici de rappeler à toutes fins utiles, que seul un arrêté du Ministre en charge de l'Habitat, de l'Urbanisme et du Cadastre, peut autoriser à priori et non à posteriori, dans le ressort territorial de la municipalité, le lotissement d'un espace formellement concédé par l'Etat à une commune, soit à sa demande, soit à l'initiative de l'État et ce, après avis motivé des différents niveaux des commissions d'urbanisme et du cadastre. Le dit arrêté rend exécutoires les décisions de la commission nationale d'urbanisme et d'habitat y relatives. A ce que je sache, après 2004, il n'y a eu à Agadez aucun lotissement, ni régularisation officielle de situations antérieures. Les derniers lotissements en date concernent Agadez 2003, 649 parcelles, Agadez 50, le lotissement complémentaire du nouvel abattoir, 72 parcelles, les régularisations de la Flamme de la Paix et de Misrata, telles que présentées par la commission. Le décret n° 97-306/PRN/NE/I du 08 août 1997, fixant les modalités d'établissement, d'approbation et de mise en vigueur des plans de lotissements, reste à ce que je sache, encore d'actualité, et aucune de ses dispositions, ne donne pouvoir à quelque individu que ce soit, de lotir et de distribuer en zone urbaine des parcelles à son seul profit.

    De plus, et contrairement à l'affirmation du "Maire par intérim", publiée dans LE SAHEL DIMANCHE du 14 mars 2008, la municipalité d'Agadez ne dispose jusqu'à présent d'aucun plan de développement communal (PDC), qui pourrait inclure ce lotissement dans ses perspectives approuvées. C'est seulement maintenant qu'on semble avoir passé commande de ce plan à un des membres du Conseil, sans qualification, dans des conditions plus que douteuses, tant du point de vue de la procédure puisqu'il n'y a pas eu d'appel d'offres, que du mode du règlement effectué de ce marché. Ce document de base, n'étant pas encore établi, à fortiori approuvé par le Conseil municipal, et les autorités de tutelle chargées d'assurer la cohérence des schémas et plans directeurs d'urbanisme et d'aménagement du territoire, ne saurait même s'il était confectionné, justifier l'occupation et la distribution sauvages des terres vacantes de la commune urbaine d'Agadez. Il doit avoir, même à Agadez, un respect minimum exigible de procédures du droit.

    Le message radio du Ministère de l'Intérieur et de la Décentralisation n° 908/MI/DGCT/DCD/DL, du 16 décembre 2005, adressé aux Maires et aux Présidents des Communautés urbaines, relativement à l'occupation anarchique du domaine public et de voirie, demeure lui aussi en vigueur, quant à l'esprit de ses instructions. Il en est de même de la lettre du Premier Ministre de l'époque, adressée à cet effet au Ministre de l'Habitat de l'Urbanisme, et du Cadastre.

    De plus, et pour ce cas précis, la zone en question dénommée TAGH-LAMT, est bien celle que nous avions ensemble, au cours de notre première réunion après ma prise de fonction, prédestinée à la réalisation d'une infrastructure économique de très grande importance, pour la ville d'Agadez, et l'ensemble du Niger : l'édification d'un port sec saharien. Cette initiative de ma part, était bien partagée par S.E. Mr le Premier Ministre Hama AMADOU, qui l'a appréciée en son temps, et m'a encouragé pour sa réalisation, à l'image du projet de même nature prévu à Dosso, et vous en étiez tous informés.

    En ce qui concerne l'octroi des parcelles aux Conseillers dans cette zone, j'ai demandé par deux lettres, en date du 26 mars et du 23 avril 2008, à " M. le Maire par intérim ", à défaut de me fournir les références de l'arrêté indiqué plus haut, de m'envoyer puisque j'en ai droit, au moins copie de la délibération du Conseil qui a décidé d'attribuer autant de parcelles aux élus municipaux d'Agadez, dont moi-même. Je pourrai ainsi apprécier les motivations et les arguments développés par le Conseil, pour justifier ou non, l'opportunité d'aliéner à des fins expressément spéculatives, d'une aussi importante superficie du foncier urbain de notre Commune, aux élus que nous sommes, assurément loin d‘être plus nécessiteux, puisque nantis chacun, d'au moins une demeure définitive. Étant donné que mon titre de Conseiller permanent, n'a souffert désormais de votre part, pour cette douteuse cause, d'aucune contestation, j'attends toujours la réponse de Mr le "Président du Conseil et Maire par intérim". Une réponse qui tarde à venir : "quand l'incubation dure, c'est que la couveuse est mauvaise". Cette scabreuse affaire, puisqu'elle me concerne personnellement, aura son traitement ailleurs. Evidemment, comme je n'ai jamais été mêlé auparavant à un quelconque acte d'abus du pouvoir, pour m'attribuer sans raison plausible et à mon profit personnel, le patrimoine de la collectivité, je ne saurai chers collègues Conseillers, m'associer, ni tolérer, et encore moins être complice, d'une opération loin d'être transparente, aux relents mafieux et préjudiciables aux intérêts de notre Commune, puisque j'ai consciemment et honnêtement sollicité le suffrage de ses habitants, que je m'engage à servir dans la plus grande transparence et conformément au droit. L'impression qui se dégage après l'analyse objective de cette décision du Conseil, est que les élus d'Agadez que nous sommes, si réellement cela s'était décidé au cours de leur session, mettent en avant et davantage leurs intérêts propres et égoïstes, que ceux malheureusement, des communautés qui les ont élus. En conséquences, ils se servent sans scrupules, au lieu de servir la cause pour laquelle ils ont été mandatés. En détournant ainsi chers Collègues, et à notre seul profit autant de superficies du domaine foncier de notre Commune sans une juste compensation financière pour la Mairie, nous abusons purement et simplement du pouvoir et des prérogatives qui nous sont conférés. Cela ne me semble pas être une bonne preuve de la bonne gouvernance de votre part, même si le lotissement était réel, et que les nombreuses parcelles obtenues à la demande de chacun des Conseillers, n'ont pas fait l'objet d'une outrancière spéculation dommageable aux intérêts de la Mairie. Ce qui d'ailleurs se confirme par les propos de M. Abdoulaye Hama Dilla qui disait en substance à Sahel Dimanche du 14 mars 2008 : à l'heure actuelle, la spéculation foncière est une des affaires les plus juteuses sur terre . Il en résulte donc que l'opération ci-dessus incriminée, s'inscrit bien dans cette logique. L'opinion publique est ainsi en droit de s'attendre, à ce que vous puisiez aussi allégrement et impunément dans les caisses de la Mairie. En tous les cas, c'est bien ce que le commun des citoyens de notre ville est en droit de comprendre. Dès lors que l'article 10 de la loi 2002-017 du 11 juin 2002 déterminant le régime financier des régions, des départements et des communes, dispose que les ressources financières de la commune comprennent entre autres, en impôts directs : - la taxe foncière, la taxe immobilière, les frais d'établissement de titre foncier des champs, les revenus d'exploitation minière, les patentes, les licences, les taxes de voirie, la taxe de mutation de titre de propriété, etc, etc. Au regard de cette disposition de la loi, l'appropriation injustifiée des dites valeurs immobilières marchandes, équivaut purement et simplement à une malversation financière. Cet agissement osé de votre part, est d'autant plus injustifié, qu'il s'est passé à un moment de sévères contrôles de gestions des municipalités, engagés par le Président de la République sur l'ensemble du territoire national, dans le cadre de l'opération mains propres, et réaffirmé à Tahoua dans son discours, à l'occasion de l'ouverture de la 2ème Conférence des Maires et des Présidents des Communautés urbaines du Niger. Beaucoup de personnalités et élus des municipalités sont aujourd'hui privées de leur liberté, pour des faits et actes similaires.

    Je suis également, tout aussi déconcerté de constater avec quelle complaisante audace, quelle cupidité et quelle dose d'assurance pour votre impunité, vous semblez avoir ainsi agi. Cela est d'autant plus surprenant pour moi qu'il s'agit là d'une action engagée par les mêmes membres du Bloc Local pour la Bonne Gouvernance d'Agadez (BLBG), ceux-la même, qui avaient en son temps, sollicité de moi, la convocation d'une session extraordinaire pour examiner la situation critique disaient-ils, de ma gestion et du fonctionnement de la commune. Je m'attendais de leur part, à de bien meilleurs résultats et à des actions conformes au droit et à la bonne gouvernance, puisqu'ils se prévalaient pour justifier mon départ, d'être un bloc de bonne gouvernance de notre commune, et je n'aurai en cela aucune raison de me plaindre. Je constate malheureusement que c'est l'adage "ôte-toi que je m'y mette !" qui sous tendait les subjectives accusations portées contre moi, dont aucun des 10 points qu'elles comportaient, n'a pu être prouvé, parce que tous infondés et motivés par une volonté affichée d'accéder aux commandes de la gestion de la Mairie, pour concevoir un consensus profitable à chacun des Conseillers.. Il est clair aujourd'hui que les motivations de mon éviction de la Mairie, doivent être recherchées ailleurs. En tout cas pas au niveau de la gestion et du fonctionnement de la Commune, comme l'ont prétendu les membres du BLBG. Ce qui du reste, a été justifié par votre cynique acharnement et votre empressement à me voir déchargé, même à tort, de mes responsabilités d'élu, à tel point que certains membres influents de votre junte, clamaient haut et fort, que même à défaut de n'avoir pas commis une des trois infractions édictées par la loi pour suspendre un Maire, à savoir : inconduite notoire, faute ou négligence grave, qu'une "raison d'Etat" me fera partir de la Mairie. Je n'ai jamais accordé de crédit à cette grave affirmation, puisque je n'ai pas souvenir d'avoir commis une si cruelle infraction, au point qu'on fasse usage contre moi, de cette disposition constitutionnelle, prérogative relevant du seul Président de la République.

    Evidemment, conscient de mon innocence par rapport à toutes ces médisances, et fort de ma conviction à sauvegarder toujours mon honneur, face surtout à toute tentation qui m'amènerait à m'approprier illégalement du patrimoine de la Mairie, je demeure serein et désormais déterminé, à jouer comme auparavant, mon rôle d'élu de la commune.

    En ce qui concerne la dilapidation des terres de la commune, aussi bien par certains Conseillers que par les prédateurs attitrés, il est regrettable de constater encore, que nombreuses sont les familles et les personnes, qui détiennent à plusieurs, des reçus de paiement hors caisse Mairie, pour une même et irrégulière parcelle, et les dossiers de plaintes des escroqués, sont tout aussi nombreux et pendants encore, devant les juridictions d'Agadez.

    Il eut fallu de mon point de vue, même si cela devrait pérenniser la logique usitée du non-respect de la légalité, plutôt que de nous distribuer généreusement et cavalièrement des parcelles dont la légalité est pour le moins douteuse ; assainir d'abord cette insupportable, et intolérable situation, longtemps vécue par des familles des quartiers périphériques de la commune, qui ne disposent même pas d'un faux espace loti, pour s'assurer un abri permanent et sécurisant pour leurs progénitures. Cela aura été de mon point de vue, moralement et humainement plus acceptable. Ces familles autochtones et pauvres dont nous sommes pour la plupart issus, vivant dans la précarité d'un domicile fixe, sont en effet, en perpétuel déménagement, du fait qu'elles sont persécutées par des véreux intermédiaires de vente. Une situation que vous connaissez assez bien Mesdames et Messieurs les Conseillers, parce qu'elle avait déjà été engagée quelques années auparavant, par l'Agent voyer de l'époque, aujourd'hui "Maire par intérim". Elle persiste encore, parce qu'elle est lucrative et profite à ses auteurs bien connus à Agadez, qui en font selon les propos du "Maire par intérim" dans Sahel Dimanche, une activité vitale. Mais tout cela ne semble malheureusement heurter aucunement la conscience des élus que nous sommes, désormais en charge démocratiquement, de la gestion de la cité.

    Ce type de pratiques irrégulières propres à Agadez et connues de tous, contraires à tous les textes de droit en vigueur, portant sur la gestion du foncier urbain des municipalités, par une catégorie intouchable de contribuables ou à la charge injustifiée de la commune, ainsi que mon exigence à faire rentrer la Mairie dans ses droits spoliés, sont bien entendu une des causes essentielles de mon différend avec leurs auteurs et leurs complices endogènes.

    J'invite les uns et les autres, à me prouver le contraire en citant un seul exemple qui contredit cette affirmation, ou qui révèle de ma part la violation d'une quelconque disposition des textes de droit régissant les principes fondamentaux de la libre administration de la commune. A croire à peine au regard de la situation qui prévaut là-bas, que la Commune urbaine d'Agadez n'est pas soumise aux mêmes textes de lois et règlements qui régissent les autres municipalités du Niger, particulièrement en matière de gestion du patrimoine foncier urbain. A défaut de pouvoir mettre un terme à cette situation, pour singulière qu'elle est, il faut bien qu'au moins un jour, donner à ce particularisme, une base juridique appropriée opposable au pouvoir de l'autorité élue de la municipalité. Cela éviterait dorénavant des interprétations différentes de la réglementation nationale et spécifique, à la gestion du foncier, notamment des communes et communautés urbaines du Niger.

    Vous comprendrez aisément chers collègues qu'en ce qui me concerne, qu'à moins de mettre un caillou à la place de mon cœur, ce qui est naturellement impossible, je ne peux supporter de votre part en tant que Maire démocratiquement élu, Président d'un organe délibérant et exécutif même empêché d'exercer, des comportements pour le moins malhonnêtes, contraires au droit, encore moins me taire sur des agissements qui jurent avec mes convictions respectueuses de la légalité et les intérêts de la Mairie.

    C'est bien ce qui explique aussi ma légitime réaction de Conseiller élu, en devoir de dénoncer à chaque fois que de besoin, et à tous les niveaux, les comportements contraires au droit, à la légalité républicaine, aux principes démocratiques, d'équité et de transparence, qui sous-tendent ma vision de la bonne gestion du patrimoine et des ressources financières de la Commune. Je ne peux naturellement accepter d'être le Maire au service d'une quelconque personne, et non du droit, pour transgresser les lois et les règlements de la République, tels qu'ils sont actuellement en vigueur, et auxquels j'ai consciemment souscrit de respecter. Du reste, j'estime que j'ai été victime de mon honnêteté et de ma rigueur déontologique.

    Par rapport au projet de la création d'un port sec saharien et éventuellement d'un champ de foires permanent à Agadez, souvenez-vous bien chers collègues, qu'au cours de la réunion citée plus haut, nous avions ensemble convenu, que c'est bien à cet endroit qui vient d'être baptisé TAGH-LAMT, où convergent les grandes voies de communications routières, et non loin de la piste d'atterrissage de l'aéroport international MANO DAYAK, qu'il était indiqué d'implanter cette importante et vitale réalisation pour l'économie d'Agadez et du Niger tout entier. En effet, c'est là que se rejoignent les voies de communications nationales et internationales en provenance :
    de Zinder, en ce qui concerne le prolongement de la Transsaharienne ;
    de Tahoua, en ce qui concerne le prolongement du corridor des ports côtiers du sud et de l'océan atlantique ;
    de la route de Bilma, où déjà le Président de la République Son Excellence Mamadou TANDJA, avec le Guide de la Révolution Libyenne, Son Excellence MUAMAR EL KHADAFI, ont officiellement lancé en février 2007, le début des travaux devant servir de prolongement de voies de communications routières du Niger en direction de la Libye, avec éventuellement possibilité de connexion à partir d'un port Libyen, de transactions avec la Tunisie, l'Egypte, et tout autre port des pays Arabes de l'est ou du Moyen-Orient, en direction du Niger. Les Premiers Ministres de ces deux pays, viennent de signer à Niamey entre autres, les protocoles d'accord et les conventions de financement, devant concrétiser cet important projet pour le Niger tout entier.
    le prolongement de la transsaharienne à partir d'Agadez vers l'Algérie, aura lui aussi, la possibilité de connecter en faveur du Niger, à partir d'un port Algérien, toutes les transactions en provenance des ports européens et méditerranéens.
    la proximité de cet emplacement que vous venez égoïstement d'hypothéquer, dit TAGH-LAMT, avec l'aéroport international, offre en plus l'avantage de débarquement et d'embarquement, des cargaisons aérotransportées, à l'arrivée comme au départ. C'est aussi une autre voie de communication, et pas des moindres, pour les échanges commerciaux entre le Niger et l'extérieur.
    La plupart des infrastructures administratives indispensables, pour ce genre de projet existent fort heureusement déjà à ce carrefour, point de jonctions de toutes les voies de communications aériennes et terrestres, desservant au-delà d'Agadez, le pays tout entier : aéroport international ; Douanes ; Gendarmerie ; Police ; dépôt d'hydrocarbure SONIDEP ; justifient bel et bien ce choix, au demeurant non limitatif en termes d'espaces utiles, pour les besoins d'extension de ce futur projet.
    Aussi, la convergence à Agadez des deux importants projets en cours, le gazoduc Lagos-Alger et la conduite de la fibre optique en direction de l'Algérie, placent notre capitale régionale, parmi les villes du Niger les plus nanties, en termes de voies de communications et d'infrastructures économiques de pointe. Nous nous en félicitons.

    La réalisation entre autres projets de cette importante infrastructure, nous en étions convenus, redonnera à la légendaire et historique ville d'Agadez, sa vocation d'antan, d'important port caravanier saharien. Cela répondra également aux exigences futures de l'essor irréversible prédestiné à notre ville, appelée à devenir la capitale régionale la plus industrialisée du pays, du fait de l'implantation des nombreuses sociétés minières et pétrolières dans la région.

    La réunion du même Conseil municipal que je présidais, a également identifié l'espace boisé situé à gauche du camping, sur la route d'Arlit, pour l'édification, au besoin sur plusieurs hectares, après le village Timiyott, d'un champ permanent des foires et expositions, à vocations régionales et internationales, avec un cachet particulier pour les aspects touristiques, pour l'artisanat, et pour le brassage entre autres des cultures, notamment transsahariennes et afro arabes. Les deux projets envisagés, (port sec saharien et champ de foires et expositions), justifieraient assurément après leur réalisation à Agadez, la création d'une zone franche, et dynamiseront par leur impact économique, au grand bénéfice des intérêts de notre pays, des échanges et transactions d'import-export, d'entreposage de marchandises non mises en consommation au Niger, en attendant leur dédouanement ou leur réexportation. Tout comme le champ de foires et des expositions jouera son rôle, tant économique que culturel, dans l'intérêt bien compris du Niger et de ses partenaires participants et exposants.

    Eu égard, à ces quelques ambitions pour l'avenir de notre commune, et au-delà de celles-ci, de celles du Niger tout entier, la décision de lotir cet espace à d'autres fins que celle-là, ne saurait se justifier, dans la mesure où il y a énormément de terrains libres ailleurs, pour assouvir comme à l'accoutumée, les instincts des invétérés spéculateurs fonciers des terres urbaines d'Agadez. Il s'agit là de mon point de vue, d'un véritable crime économique, et d'une prise en otage hélas, de la commune, par ses propres élus, pourtant censés promouvoir son devenir socio économique. Evitons si possible chers collègues, qu'il en soit ainsi.

    J'aurai souhaité chers collègues, de n'avoir pas eu l'occasion de vous interpeller, puisque nous tendons tous vers la fin de notre premier mandat d'élus en charge de la gestion de la Mairie. Malheureusement, l'essentiel de notre activité s'est focalisé non pas sur des conflits injustifiés de compétences, ou des zizanies mal fondées, mais bien plus sur l'appréciation des situations des faits, contraires à l'orthodoxie d'une bonne gestion de notre Mairie. Tout ceci a pour source d'incompréhension, l'entêtement de quelques uns parmi vous, à défendre l'indéfendable, c'est-à-dire, des pratiques de non droit et nuisibles aux intérêts de la Municipalité, à son avenir de capitale régionale frontalière des pays étrangers plus nantis.

    Pour ma part, je remercie Dieu de n'avoir rien sur la conscience en termes d'actes posés contraires à la bonne gouvernance, durant la période de ma brève présence à la tête de cette Mairie. Du reste, les vérifications spécifiques et les contrôles répétés des quelques mois de ma gestion, par les Inspecteurs Généraux d'Etat, et par ceux de l'Administration des Collectivités Territoriales, n'ont retenu eux aussi aucun grief contre moi.

    C'est bien tout cela chers collègues, qui m'amène à nouveau à vous interpeller maintenant et ce, par acquis de conscience, pour manifester ma désapprobation en tant qu'élu, des nombreux actes irréguliers de gestion, pris pendant la période de mon absence physique à vos sessions. Les propos contenus dans la présente lettre ouverte, pour accusateurs qu'ils peuvent vous paraître, sont tous véridiques, vérifiables, et même loin d'être exhaustifs.

    Au regard de tout ce qui précède, et au delà de nous tous élus d'Agadez, apparemment hypnotisés et impuissants, pour faire changer les habitudes déjà ancrées et malheureusement néfastes parce qu'irrégulières et nocives pour la Commune, je lance en tant qu'autochtone et élu de cette région, un appel aux autorités compétentes en charge de ces domaines, pour qu'elles rappellent à l'ordre, les irréductibles bradeurs des terres urbaines d'Agadez. Si cela parait impossible, au moins donner par écrit des instructions auxquelles on aura à s'accommoder ou pas. Nous sommes en effet tous en devoir, en tant qu'élus de cette commune, de porter cela à la connaissance des autorités suprêmes du pays, puisque nous ne saurons en toute logique, admettre qu'Agadez soit un no man's land, parmi les communes urbaines du Niger.

    Vous remarquerez aussi chers Collègues, que l'analyse que je viens de faire, n'a porté essentiellement que sur la spoliation outrancière des espaces urbains d'Agadez, qui ne rapportent paradoxalement aucune contrepartie financière pour la Mairie, propriétaire après l'Etat, des terres non encore mutées, mais sises sur le territoire communal. On se demande à quoi ont servi pour la ville d'Agadez, les importantes ressources financières tirées de la vente et de l'aliénation de ses terres communales ? Il apparaît ainsi clairement, que les ventes de parcelles à Agadez, répondent davantage aux besoins personnels de trésorerie des commanditaires, qu'à celui d'un programme d'édilité auquel sont obligatoirement affectées, de par la loi les recettes qui en sont issues.

    Au demeurant, vous constaterez aussi chers Collègues, que je me suis volontairement abstenu de faire l'analyse du wassosso financier en cours dans cette Mairie. Peut-être me donnerez-vous à l'avenir, l'opportunité de lever un coin du voile sur cet aspect.

    Ces affirmations loin d'être gratuites, ne sauraient être comparées aux dix chefs d'accusations concoctés contre moi, aux seules fins de nuire à ma personne, de ternir à jamais mon image d'honorable personnalité de la région, et de leader politique national que je suis, me présenter à l'opinion nationale comme un individu malpropre rejeté par sa communauté. Cela est regrettable, d'autant plus qu'il ne repose sur aucune réalité. J'ai cru plutôt pouvoir faire bénéficier notre Commune de ma longue et riche expérience, puisque j'estimais légitimement être chez moi à Agadez, pendant les dernières années de ma retraite de cadre de l'administration. Vous avez malheureusement mal compris cela.

    C'est bien dans cet esprit que j'avais décidé dès ma prise de service, de vous associer tous sans aucune discrimination d'ordre politique, pour gérer collégialement et dans la transparence absolue, les affaires de la cité, Agadez étant notre Parti commun. C'est ainsi qu'à chacun de vous, il a été confié à son choix, la supervision des percepteurs des taxes, en vue de stimuler le recouvrement des ressources financières en faveur de la Mairie. Cette formule avait pour avantage, de mon point de vue, de vous permettre moyennant rétribution, de suivre les perceptions effectuées par les agents chargés de recouvrement de taxes ; la prise en charge des recettes par le secrétaire municipal qui établit les documents de base, et le receveur municipal qui encaisse pour le compte de la Mairie, les montants recouvrés. Vous pouvez ainsi, demander au cours des sessions, au Président du Conseil Ordonnateur du budget que je suis, quel usage a été fait de ces montants ? Cela vous permettra de disposer au besoin, des preuves tangibles de malversations s'il en existe, que vous pourrez brandir contre moi. Je suis réconforté de constater que Monsieur le "Maire par intérim" reconnaît aujourd'hui l'opportunité de ma décision, tendant à associer les Conseillers aux efforts de recouvrement, et affirme dans son interview, " qu'il fallait revenir vers l'ancienne option ", malheureusement deux années après mon départ de la Mairie. Cette initiative, pour louable qu'elle a été, m'a pourtant été reprochée par l'Inspecteur Général d'Etat, parce qu'elle a permis à certains parmi vous, d'effectuer des dérives, loin d'être acceptables pour une orthodoxie de la gestion des ressources financières de la Mairie.

    Chers Collègues Conseillers membres du BLBG, j'ai enduré gratuitement de votre part tout ce qui précède. Je suis au regret maintenant malgré moi, de lever le voile à travers cette opportunité que vous m'offrez, en vue de porter à la connaissance du public, vos vraies motivations et desseins maintenant avoués. Je vous invite en conséquences à me prouver les contre vérités de mes propos, tant du point de vue de la gestion de notre Mairie, qu'en ce qui concerne ma conduite personnelle, et mes relations privées, aussi bien avec vous, qu'avec les populations d'Agadez. Je décide aussi de vous poser un certain nombre de questions, auxquelles je vous invite de répondre, puisqu'il s'agit d'une lettre ouverte pour l'information du public, pour l'histoire et pour le devoir de mémoire :
    pendant la courte période de ma présence à la tête de la Mairie (9 mois), pouvez-vous me dire, quel agent de la Mairie engagé par l'un des Maires ou Administrateurs Délégués qui m'ont précédé, ai-je licencié, même du fait de ses malversations ou de son appartenance politique ? Et Dieu seul sait qu'il y en a qui méritaient cela et vous le savez bien.
    je vous invite aussi à me donner un seul nom d'un de mes proches, ou militant de mon Parti, que j'ai fait engager à la Mairie, même pour être simple percepteur de taxes perçues par animal vendu au marché du bétail. Pourtant, et vous le savez bien, je suis leader d'un Parti politique qui pouvait mettre à profit sa situation privilégiée, pour séduire ou recruter des militants, même de vos partis respectifs. J'ai fait tout ceci, aux fins d'entretenir de bons rapports avec vous, bien que cela était au détriment des intérêts de mes militants et peut-être même pour la gestion de la Mairie.
    êtes-vous en mesure de dénoncer ou de prouver ma complicité avec un quelconque percepteur de taxes, pour bénéficier hors caisse de la Mairie, des ressources financières ou d'un quelconque bien de la Mairie ?
    quel marché ou service ai-je rendu à quelqu'un, qui m'aurait corrompu en quoi que ce soit ?
    quelle parcelle ou portion de terre de la commune me suis-je approprié ?

    Tous ces défis que je vous lance, dénotent si besoin est, ma volonté d'imprimer la transparence et la rigueur, pour une bonne gouvernance, en vue de créer le bien-être souhaitable pour leur développement à la base, à tous les citoyens de la commune sans distinction d'appartenance politique, ethnique ou raciale.

    Malheureusement vous vous êtes hâtés à saper cette détermination, aux fins d'assouvir à la fois des desseins inavoués pour les uns, consistant à régulariser pendant mon absence les nombreux dossiers compromettants, et pour les autres, profiter de leur statut de Conseiller pour s'enrichir de façon hâtive et illicite. C'est bien cela qui vous a poussé à pactiser, contre moi et contre toutes logiques sociales ou politiques, pour m'extirper d'Agadez, puisque ma présence allait déranger tout celui qui, auparavant trouvait son compte dans les irrégularités sans lesquelles la survie lui sera difficile.

    Vous m'avez ainsi diabolisé auprès des décideurs du pays, et des partenaires de la coopération décentralisée auxquels vous vous êtes hâtés d'écrire, pour affirmer que je ne suis plus le Maire d'Agadez, et en aucun cas, je ne dois engager la Municipalité auprès d'eux. Comme si j'en avais exprimé le besoin ou l'envie, autant que vous le ressentiez pour vous-même. La Mairie en a malheureusement payé ainsi le prix, pendant cette période de votre gestion, parce qu'elle n'a pu rien réalisé, de par ses propres efforts ou grâce même à la coopération décentralisée déjà engagée, notamment avec les Cotes d'Armor, la Commune de Saint-Brieuc, en particulier. Votre performance en matière de mobilisation des ressources financières internes, n'a malheureusement plafonné qu'à 7% du taux de recouvrement. Seul le Programme spécial du Président de la République représentait deux années durant, votre bouffée financière d'oxygène qui a permis d'engager dans la ville, à l'occasion des grands événements, des opérations de salubrité J'invite particulièrement les membres du BLBG qui se sentiraient injustement indexés par les propos contenus dans la présente lettre ouverte, à apporter la preuve de la contrevérité et au besoin, à se pourvoir devant les juridictions. Aussi, tout membre du Conseil qui se sentirait personnellement indexé ou vexé à tort par mes propos, ou qui les apprécierait comme moralisateurs, alors qu'ils ne visent en toute honnêteté que l'intérêt général de notre commune et l'éveil, de nos consciences vis à vis de nos responsabilités respectives, en tant que premier Conseil élu de la ville d'Agadez, je lui présente mes excuses anticipées, et à défaut de les accepter, je m'assume.

    EL HADJ AKOLI DAOUEL

    Les cas les plus flagrants de ce genre de frauduleux morcellements réalisés avec la complicité semble t-il, d'un agent local qui se prévaut du titre de géomètre au service de la Mairie, et de certains agents subalternes du service de l'urbanisme, bien connus pour leur affairisme, concernent aussi, et entre autres, les bradages des biens et matériels roulants de la Commune ; la gestion du foncier urbain non bâti et non loti, où se créent à volonté, au vu et au su de tout le monde et dans l'impunité absolue des auteurs, et cela depuis quelques années, des lotissements clandestins et des morcellements nuitamment réalisés, sans aucune base légale, au seul profit financier de leurs commanditaires, le plus souvent extérieurs à la Mairie, mais complices d'agents indélicats de tous rangs, et de toutes fonctions de la municipalité.

    Ceci est d'autant plus déconcertant, que les recettes tirées de toutes ces spéculations foncières, ne sont nullement recouvrées au profit de la Mairie, pour financer les travaux d'édilité, en vue de créer le bien être auquel aspirent légitimement les populations d'Agadez, et ce, même en cette période de sévères contrôles de gestion des municipalités, engagés à juste titre sur l'ensemble du territoire national, par le Président de la République, dans le cadre de l'opération mains propres. On se demande alors, à qui profite la braderie des terres urbaines d'Agadez ?

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