• Face aux menteurs de la mafia nucléaire : citoyens inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !

    Vous l’avez peut-être entendu ce matin sur France-Inter, la dame Lauvergeon Anne, celle qui sévit à la tête d’Areva, incontestable entreprise cheffe de fille de la mafia nucléaire. La suffisance de cette personne n’a d’agale que sa mauvaise foi.

    N’a-t’elle pas, ce matin, qualifié les accidents nucléaires à répétition du Tricastin de petite « bêtise » ?!

    N’a-t’elle pas nié avec désinvolture l’implication d’Areva dans la politique du Niger, pays que sa société pille et dont le gouvernement – dont elle a pourtant reconnu qu’Areva était le principal support budgétaire – massacre la rébellion des habitants des zones uranifères ? !

    N’a-t’elle pas prétendu que le nucléaire était LA solution au sous-développement énergétique du tiers et du quart monde, tout en admettant…que la sûreté de telles installations impliquait des « régimes stables » et reconnu, sans le vouloir, que le nucléaire civil pouvait toujours déboucher sur la Bombe ? !

    N’a-t’elle pas admis que, dans un avenir encore indéfini, la part de l’Etat dans le capital d’Areva pouvait « évoluer », donc admis que cette industrie éminemment dangereuse et stratégique pouvait tomber aux mains de « chiapacan » comme Bouygues ou Total ? ! Etc., etc.

    Vous les avez obligatoirement vu les pubs d’Areva, avec une petite musique guillerette, de la belle nature, de l’urbanisme de rêve… Ouais. Bourrage de crâne pour pauvres cons obtus et surtout résignés…

    L’industrie nucléaire, c’est le danger sournois, permanent mais invisible… Servi par une oligarchie issue du clan des Mines et de Polytechnique. L’opacité est la règle, la morgue et le mépris des populations est la méthode.

    centrale Tricastin.jpgRappelez-vous, l’été dernier : « Des rejets d'effluents radioactifs "sans impact sur l'environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d'Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d'une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l'AFP l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouaient, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assuraient « qu'il n'y a pas du tout d'impact sur l'environnement, car les quantités d'uranium sont très faibles, de l'ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l'ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

    Ben voyons ! Ceci est arrivé quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

    Eh ! Victor, arrête de nous bourrer le mou, l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire) a classé ces fuites au « niveau 1 » c’est à dire « incident léger ». C’est pour ça que depuis l’eau est impropre à la consommation, les baignades sont interdites, etc., etc…

    Au-delà des dangers que font courir ces « incidents » à la population environnante, c’est désormais l’hallucinante opacité de la pratique de l’industrie nucléaire qui est mise en lumière. «Les procédures d’information des autorités et des populations semblent n’avoir pas rigoureusement été respectées». Ben voyons !

    Dame Lauvergeon Anne a évidemment minimisé les dangers représentés par l’incapacité de la filière a dominer ses redoutables déchets, mortellement dangereux pour des centaines de milliers d’années !

    Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

    nucléaire non merci.jpgHeureusement il existe des trublions nécessaires au milieu de ce cénacle nucléocrate : la Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité (Criirad - www.criirad.org/) en est un, de même que le réseau Sortir du nucléaire. Créée au lendemain de Tchernobyl par une bande de copains scientifiques inquiets, dont Mme Rivasi, la Criirad est une organisation indépendante qui manie l’art d’emmerder l’industrie nucléaire en dévoilant ce qu’elle préférerait taire. Le réseau Sortir du nucléaire (www.sortirdunucleaire.org) en est un autre.

    Citoyens, inactifs aujourd’hui, radioactifs demain !
    Source:lantifadas.midiblogs
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