• Ban Ki-moon préoccupé par les tensions politiques au Niger


    Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, s'est dit préoccupé de la situation au Niger, où le projet de révision constitutionnelle du président Mamadou Tandja suscite de fortes tensions politiques.

    Le comité chargé de rédiger la nouvelle constitution a remis son projet au conseil des ministres mardi et a pu "expliquer en long et en large les innovations majeures contenues dans ce document", a annoncé le gouvernerment dans un communiqué.

    Les Nigériens seront appelés à se prononcer le 4 août par référendum sur le projet de constitution qui vise à instituer un régime présidentiel.

    Le dispositif prévoit une transition de trois ans qui permettrait à Tandja, dont le second mandat de quatre ans s'achève en décembre, de demeurer au pouvoir. Aux termes de l'actuel texte fondamental, Tandja, 70 ans, n'a pas la possibilité de briguer sa propre succession.

    Sa décision d'amender la constitution a provoqué un tollé à l'étranger et chez ses opposants, d'autant qu'il a passé outre à un avis émis le 25 mai par la cour constitutionnelle et a dissous le lendemain le parlement, seule institution habilitée à le poursuivre pour haute trahison.

    Les tensions politiques ont tourné à l'affrontement entre des opposants et les forces de l'ordre le 1er juin à Dosso, à 140 km à l'est de la capitale Niamey. Une dizaine de personnes ont été blessées et neuf opposants ont été arrêtés.

    "Le secrétaire général est préoccupé par les récents événements qui ont eu lieu au Niger et les tensions politiques accrues dans le pays", peut-on lire dans un communiqué diffusé mardi par la porte-parole de Ban Ki-moon.

    "Le secrétaire général appelle toutes les parties à agir dans le plein respect de la Constitution et à s'abstenir de toute action qui saperait les gains démocratiques du Niger, ainsi que la stabilité politique du pays", poursuivait le texte.

    Mamadou Tandja justifie son projet par la nécessité d'achever les chantiers en cours, notamment sur le site d'extraction d'uranium d'Imouraren dont l'exploitation a été confiée au groupe français Areva (CEPFi.PA: Cotation). 

     Il entend également modifier le régime semi-présidentiel en vigueur depuis l'adoption de l'actuelle constitution en 1999.

    L'opposition a déposé lundi un recours devant la cour constitutionnelle, qui a cinq jours pour rendre sa décision.

    Abdoul Massalaki, édité par Grégory Blachier
    Source:Reuters 

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