• AID EL KEBIR OU TABASKI AU SENEGAL Le sens d’une fête…

    AID EL KEBIR OU TABASKI AU SENEGAL Le sens d’une fête…Aïd El Kebir communément appelé Tabsaki au Sénégal est une fête de sacrifice. Et à quelques de cette grande fête de Tabaski, l’heure est aux préparitifs dans le milieu de la communauté musulmane du Sénégal car considérée comme symbole de grandes réjouissances. Cette fête, antérieure à l’avènement de l’Islam, demeure l’une des plus grandes preuves de soumission au Dieu.

    Aux origines de l’Aïd El Kébir


    A l’origine, l’Aïd El Kébir trouve son sens dans l’acte de celui qu’on considère le père des Prophètes nommé Ibrahima pour les uns et Abraham pour les autres. Et cela pour les trois religions monothéistes. Selon des religieux, Abraham, qui à travers ses rêves voit Dieu lui intimer l’ordre d’immoler son fils Ismaël qu’il chérissait par dessus tout en sacrifice. Selon l’islamologue El hadj Maodo FAYE et par ailleurs journaliste à la Radio Sud Fm, « dans le passé quand un Prophète voit quelque chose à travers ses rêves, c’est un (wahyou) c’est a dire des paroles divines. Subitement Abraham bien que fortement proche de son fils a voulu passer à l’acte, mais démocratiquement il a demandé l’avis de son fils Ismaël qui docilement a accepté en lui disant qu’il s’en remet à ses propos et à la volonté divine ». Ce geste qui est une profession de foi unique en son genre n’a pas été facile à exécuter puisque toujours selon M. FAYE « Satan, l’eternel ennemi de l’homme sur terre était à ses cotés pour tenter de l’en dissuader vu comment les relations entre père et fils sont aussi étroites et empreintes d’amour ». face à 
    te réaction du Satan, notre interlocuteur souligne que le Prophète Abraham lui aurait jeté sept pierres pour le faire fuir. D’ailleurs c’est ce qui est à l’origine des pierres qu’on lance durant le pèlerinage de la Mecque, acte communément appelé Jamra. Et c’est quand Abraham a mis le couteau sur la gorge de son fils pour accomplir la volonté divine, l’Ange Gabriel envoyé par Dieu, selon la tradition musulmane a envoyé l’ange Gabriel, qui a automatiquement échangé Ismaël contre un grand bélier pour ainsi permettre à Abraham de finir son geste. Ce sacrifice est l’exemple typique de la soumission totale à Dieu et fait de ce prophète le premier soumis au monothéisme pur.

    L’Aïd dans l’Islam

    La Fête d’Aïd El Kébir a été adopté par le prophète Mouhamed (Psl) bien après avoir été déclaré prophète. L’islamologue nous indique à cet effet que le prophète de l’Islam Mouhamed Psl a comme guide le prophète Abraham et qu’une sourate dédiée à Abraham existe dans le coran, mais il n’en demeure pas moins qu’il a attendu qu’on lui ait donné l’ordre de célébrer ce jour comme fête pour tous les musulmans pour le faire et le premier jour ou il a fêté l’Aïd a coïncidé avec le décès de son fils Ibrahim qu’il aimait tant et aussi l’avènement de la sourate (Al Kawsara) pour lui dire les bienfaits que Dieu entend lui accorder. En ce moment il était avec sa première épouse Khadija, polygame de surcroît et ceci pendant toute la durée de son union avec elle.

    Le principe de la L’Aïd El Kébir.

    Il n’y a pas d’obligation à l’accomplissement du sacrifice d’Abraham pour celui qui n’en a pas les moyens. Mais il n’en reste pas moins qu’il existe un listing pour permettre à tout le monde d’accomplir ce rite sacré aux yeux de la Ummah islamique en général et plus particulièrement de la communauté musulmane du Sénégal. Un rite qui tombe le plus souvent avec la fin du Haj ou pèlerinage à la Mecque qui ne signifie nullement le fait de faire la Ziara au sceau du prophète Mouhamed Psl. Une idée bien répandue chez nous pour faire les adieux avant de partir à la Mecque. Maodo Faye et journaliste islamologue nous explique cela en ces termes : « le prophète Mohamed (Psl) a accompli le pèlerinage qui est le cinquième pilier de islam ». Notre interlocuteur nous donne en détail cette liste. « Avant tout, il est souhaitable de sacrifier un grand bélier blanc avec des cornes de préférence. Puis la femelle à défaut d’avoir un mouton. Et si la femelle du mouton ne s’impose pas alors, on doit se rabbatre sur un bouc. Et à défaut de ce dernier une chèvre, ensuite un bœuf après une vache, et après un chameau ou un chamelle et ainsi de suite…

    La fête de l’Aïd El Kébir se fête en un seul jour mais le bon Dieu nous a ouvert des « fenêtres pour permettre aux démunis ou absents de leur terroir de fêter le lendemain ou le surlendemain selon la tradition musulmane. Pour réussir son Aïd, il faudra attendre que l’imam ait d’abord immolé son bélier pour faire tuer le sien. Mais il ne faut jamais de la viande du mouton puisque l’idéal serait de donné une partie en aumône. Le partage des victuailles et autres mets est un acte fort recommandé en ce jour Saint. Longtemps demeuré chasse gardé des hommes, l’islamologue nous informe « qu’une femme peut elle même accomplir le sacrifice en tuant son mouton. Il suffit juste qu’elle suive à la lettre les préceptes de l’Islam indiqués en cette occasion ».

    La fête en ces temps de crise

    La concurrence qui est une chose malsaine est fortement ancrée dans nos mœurs. En ces temps où les bourses des crève - faim sont très faibles, Maodo Faye, selon les enseignements de l’islam, nous recommande la solidarité entre musulmans surtout en ce jour ou tout acte doit être le plus significatif. « Beaucoup se réclament musulmans mais ne manifestent pas une certaine solidarité en vers leurs semblables. Il cite le cas du Prophète Mouhamed (Psl) et celui d roi Hassan II du Maroc qui ont, à des moments forts distincts de l’histoire, eu à adopter un geste semblable, c’est à dire immoler un bélier dans l’intention d’accomplir le sacrifice d’Abraham pour toute le monde musulman et le peuple marocain. Avec cette crise, Maodo Faye, pour terminer explique « qu’une seule personne peut dans une maison accomplir le sacrifice pour tout le monde et qu’avec la crise actuelle un seul mouton aurait suffit à chaque maison dans la mesure où Dieu n’aime pas le gaspillage dans toutes ces formes ». ...
    Source:Xalima.com
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