• AFRIQUE - RESSOURCES - URANIUM

    Suite à de nombreuses périodes de sécheresse, un coup d’état récent, le Niger est ravagé par une famine. Ce pays, accessoirement une ancienne colonie française est l’un des pays les plus pauvres du monde. Pourtant, il est le deuxième producteur mondial d’uranium.

    Selon la FAO ( Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), la famine affecte près de 2.5 millions de personnes dont 800 000 enfants. Les ONG présentent sur place ont émis la sonette d’alarme depuis 2004 mais une fois de plus l’aide internationale tarde à se mettre en place et on court vers une catastrophe humaine.

    AREVA, principal actionnaire et exploitant de l’uranium au Niger depuis la fin des années 60 a décidé de marquer sa solidarité au peuple nigérien en leur versant une aide d’urgence. Mais cela n’a pas suffi puisque jusqu’à aujourd’hui la famine sévit comme l’a déclaré dimanche le chef de la junte au pouvoir depuis dix jours, Saliou Djibo , dans un message télévisé.

    L’uranium nigerien représente un tiers des exportations du pays et constitue la troisième source d’approvisionnement de l’Union Européenne. Mais une question reste en suspens, que deviendra le Niger sans son uranium.

    A l’instar de son voisin nigerien, le Gabon, ancienne colonie française fait lui aussi parti des pays producteurs d’uranium. Depuis quelques années, les gabonais ont contracté des maladies à cause des déchets émis par les usines AREVA. Ils accusent la filiale française de ne protéger ni leur santé, ni leur environnement.

    L’ exploitation des mines d’uranium par AREVA serait à l’origine d’une pollution de l’eau potable, de même que la présence de pièces de férailles contaminées d’où de nombreux décès dans la région. Mais AREVA reste campé sur sa position et déclare qu’il y a une absence de contamination de l’eau tout en sachant qu’ils ont bati l’exploitation du précieux minerai dans une zone située en plein désert et qui a 70 000 habitants.

    Les gabonais sont à la fois alarmés et désarmés et ne savent pas comment réagir. La Comuf, une filiale du groupe nucléaire français au Gabon a annoncé une plainte contre X ’’à la suite du déversement de produits chimiques’’ sur son site de Mounana. Cette plainte de la Comuf est la deuxième action judiciaire annoncée dans l’affaire des déchets supposés toxiques de Mounana.

    M.M. D
    reussirbusiness.com 

    « Comment fonctionne l’Union africaineAlger : Les pays du Sahel engagés dans la lutte antiterroriste »
    Partager via Gmail

    Tags Tags : , , , ,